1. Un techo para mi país Mexico : une association étudiante

juillet 10, 2008

 

Historique et implantation de l’association

Historia e implantación de la asociación

 

En 1997, un groupe de jeunes étudiants provenant d’universités diverses construisent, grâce à des donations, 350 logements d’urgence au sud du Chili. Suite à cette opération, naît en 2001 le projet « Un Techo para Chile ». Cette méthode de travail s’est développée dans d’autres pays d’Amérique Latine, avec les familles en situation de pauvreté. Aujourd’hui l’association est présente dans 12 pays d’Amérique latine, au Chili, Equateur,  Guatemala, Paraguay, Uruguay, Argentine, Mexique, Pérou, Salvador, Colombie, Costa Rica et Brésil, et plus de 35 000 logements d’urgence ont déjà été construits.

 

En 1997, un grupo de jóvenes estudiantes de distintas universidades construyen, gracias a donaciones, 350 alojamientos de urgencia al sur de Chile. Después esta operación nace en 2001 el proyecto “un Techo para Chile”. Este método de trabajo se desarrolló en otros países de América Latina, con las familias en situación de pobreza. Hoy la asociación está presente en 12 países de América Latina, en Chile, Ecuador, Guatemala, Paraguay, Uruguay, Argentina, México, Perú, El Salvador, Colombia, Costa Rica y Brasil, y más de 35.000 alojamientos de urgencia ya se construyeron.

 

 

Les objectifs de l’association

Los objetivos de la asociación

 

Les réunions et conversations échangées d’une part avec les habitants de maisons construites depuis peu à Villahermosa (Tabasco) suite aux inondations, et d’autre part avec différents protagonistes de l’association, à Tabasco puis dans la capitale où se trouve le siège du Mexique, nous ont permis de comprendre plus précisément le fonctionnement et la démarche de Un techo para mi país.

Nous avons notamment pris conscience de l’intérêt que peut avoir l’habitat d’urgence d’un point de vue social. En effet, notre première réaction face à ce type d’habitat est le rejet d’un concept qui semble se situer à l’opposé du dévelopement durable : un logement intermédiaire, uniquement paliatif, en attente d’une solution meilleure qui n’est jamais sûre d’arriver. Pourtant, cette démarche propose une approche très intéressante au problème de l’accès au logement par une vision à long terme, pas uniquement axée sur la construction. Le but est de responsabiliser les familles concernées pour qu’elles puissent sortir d’un état permanent de précarité par leurs propres efforts, pas à pas, étape par étape, et passer d’une maison éphèmère en bois à une maison définitive et durable.

Ainsi, la construction de l’habitat d’urgence n’est qu’une première étape qui demande à être complétée par les deux suivantes. La deuxième étape consiste en des tables rondes avec les  habitants et les leaders de la communauté, destinées à créer une dynamique de travail commun et de production, et à générer des revenus pour que les familles puissent postuler à la troisième étape, celle des microcrédits en vue de la construction d’un habitat définitif.

Jusqu’à présent, seulement quatre pays où est implanté Un techo para mi país vont jusqu’au bout du programme. Au Mexique, l’association est véritablement mise en place depuis deux ans et n’a développé pour l’instant que la première étape.

 

1ère étape : construction d´habitat d’urgence

2ème étape : intégration sociale

– Plan d’éducation pour les enfants, jeunes et adultes

– Apprentissage des outils et certaines professions pour générer des revenus stables

– Plan santé

– Ateliers récréatifs et culturels

– Développement des initiatives des habitants par l’obtention de microcrédits et l’aide à la formation de nouveaux commerces

3ème étape : construction d’un habitat définitif

 

Las reuniones y intercambios con los habitantes de casas construidas recientemente en Villahermosa (Tabasco), y con distintos protagonistas de la asociación (a Tabasco y luego en la capital donde se encuentra la sede de México), nos permitieron entender mejor el funcionamiento y el planteamiento de un techo para mi país.

Tomamos sobretodo conciencia del interés que pueden tener las viviendas de emergencia desde un punto de vista social. En efecto, nuestra primera reacción ante este tipo de vivienda es el rechazo de un concepto que parece situarse al contrario del desarrollo sostenible: un alojamiento intermedio, solamente paliativo, en espera de una mejor solución que quizás nunca va a llegar. Sin embargo, propone una visión a largo plazo, no solamente orientada hacia la construcción. El objetivo es responsabilizar a las familias para que puedan salir de un estado permanente de precariedad por sus propios esfuerzos, paso a paso, etapa por etapa, y pasar de una casa transitoria en madera a una casa definitiva y duradera.

Así, la construcción del hábitat urgente no es más que una primera etapa que tiene que ser completada por las dos siguientes. La segunda etapa consiste en mesas de trabajo con los habitantes y los líderes de la comunidad, destinadas a crear una dinámica de trabajo común y producción, y a generar ingresos para que las familias puedan postular a la tercera etapa, la de los microcréditos para la construcción de un hábitat definitivo.

Hasta ahora, solamente cuatro países donde se establece Un techo para mi país llegan hasta el final del programa. En México, la asociación existe desde dos años y sólo desarrolló por el momento la primera etapa.

 

 

En parallèle, les rencontres et échanges humains générés par les activités de l’association permettent de briser certains préjugés. Les inégalités sociales étant particulièrement fortes au Mexique, ceux-ci sont en effet très présents. Seuls 10 % de la population du pays sont jeunes universitaires et ont la chance de pouvoir accéder aux professions d’ « élite » telles que professeurs, politiciens, etc. Ceux participant à l’action de Un techo para mi país font partie des personnes capables de changer les mentalités dans les classes les plus hautes de la société.

 

En paralelo, los encuentros e intercambios humanos generados por las actividades de la asociación permiten romper algunos prejuicios. Las desigualdades sociales que son muy importantes en México y los prejuicios son en efecto muy presentes. Sólo un 10% de la población del país son jóvenes universitarios y tienen la oportunidad de poder acceder a las profesiones de “elite” como profesores, políticos, etc. Los que participan en la acción de Un techo para mi país forman parte de las personas capaces de cambiar las mentalidades en las clases más altas de la sociedad.

 

 

Le mode de sélection des bénéficiaires de l’aide

El método de selección de los beneficiarios de la ayuda

 

 

 

Après avoir détecté les zones les plus pauvres avec l’aide de Sedesol (secrétariat de développement social du gouvernement), Un techo para mi país monte une équipe qui va réaliser des enquêtes sur le terrain, dans les différentes communités. Il s’agit du premier contact réel entre les habitants et l’association, vers une confiance mutuelle.

L’exemple de questionnaire utilisé il y a quelques mois à Tabasco met en avant les critères de sélection suivis, tels que les renseignements sur la famille (ressources financières, nombre de ses membres, femme enceinte, …), les conditions de l’habitat actuel (matériaux des toitures et des murs ; type de cuisine : bois de chauffage, gaz, carbone, …), ou la présentation des documents prouvant la propriété du terrain où se construira le nouvel habitat. Ce dernier critère n’est cependant pas le plus déterminant, puisque de nombreuses familles sont dans l’impossibilité de présenter ces documents.

En revanche, la détection de plusieurs familles situées dans la même zone est favorable à l’obtention de l’aide. Les constructions se réalisant dans des délais très courts, les volontaires doivent effectuer le minimum de trajet entre leur point de chute dans la communité (souvent l’école la plus proche du lieu de construction) et le terrain de la famille, pour faciliter l’organisation, éviter les surcoûts et les transports de matériaux dans des conditions parfois difficiles… comme cela a été le cas dans la communauté de Chiapas Pantepec, où les volontaires ont du effectuer les transports durant 20 minutes dans la jungle.

 

Después de haber detectado las zonas más pobres con la ayuda de Sedesol (Secretariado de desarrollo social del Gobierno), Un techo para mi país monta un equipo de asignación que va a realizar investigaciones in situ, en las distintas comunidades. Se trata del primer contacto real entre los habitantes y la asociación, hacia una confianza mutua.

El ejemplo de cuestionario utilizado hace algunos meses a Tabasco enseña los criterios de selección, como los datos de la familia (recursos financieros, cuántos miembros, mujer embarazada,…), las condiciones del hábitat actual (materiales de los tejados y paredes; tipo de cocina: leña, gas, carbono,…), o la presentación de los documentos del terreno donde se construirá la nueva vivienda. Sin embargo, este último criterio no es el más determinante, porque numerosas familias están no pueden presentar estos documentos.

En cambio, la detección de varias familias situadas en la misma zona es favorable a la obtención de la ayuda. Las construcciones se realizan en plazos muy cortos, así que los voluntarios deben efectuar el mínimo de trayecto entre su punto de caída en la comunidad (a menudo la escuela más cerca del lugar de construcción) y el terreno de la familia, para facilitar la organización, evitar los costes excesivos y los transportes de materiales en condiciones a veces difíciles… como eso fue el caso en la comunidad de Chiapas (Pantepec), dónde los voluntarios tuvieron que transportar todo 20 minutos en la selva.

 

 

Qui finance ?

¿Quién financia?

 

Une fois les familles bénéficiaires choisies, une carte de compromis doit être signée à la fois par le chef de la maison et l’association. La famille s’engage alors à respecter plusieurs conditions et à participer matériellement et physiquement à la construction.

Il est important que les familles ne considèrent pas cette aide comme un cadeau mais comme quelque chose d’acquis par leurs propres moyens, et qu’elles aient une sorte de satisfaction personnelle suite aux efforts fournis, pour les inciter à continuer dans ce sens. Ainsi, l’association leur demande plus ou moins 10 % du coût de la construction : 1500 pesos mexicains sur les 20000 que coûte la maison (opérations réalisées à Tabasco).  

Cependant, pour parvenir à aider les personnes en situation de pauvreté extrême, cette obligation financière peut être remplacée en partie par une participation active lors de la construction des maisons avec les volontaires venus du continent entier.

 

L’association fait face à d’autres coûts importants et est sans cesse en recherche de sponsors ou partenaires. Pour payer les trajets en bus des volontaires jusqu’au lieu de construction par exemple, ceux-ci doivent participer au prix du transport. Parmi les solutions trouvées, la vente des invendables (vêtements) de l’entreprise Wall-Mart a permis de financer les voyages des bénévoles.

 

Ces aides institutionnelles ou de la part d’entreprises, des donations spontanées et la mobilisation de jeunes bénévoles permettent ainsi le passage de l’idée à la réalisation, et la construction de nombreuses maisons de 18m2. Comment et en combien de temps se construisent ces logements minimums ? Quelles sont les possibilités d’adaptation de  leurs habitants ?

 

Una vez elegidas las familias beneficiarias, una tarjeta de compromiso debe estar firmada por el jefe de casa y la asociación. La familia se compromete entonces a cumplir varias condiciones y a participar materialmente y físicamente en la construcción. Es importante que las familias no consideren esta ayuda como un regalo pero como algo de obtenido por sus propios medios, y que tengan satisfacción personal después de sus esfuerzos, para incitarles a seguir en este sentido. Así, la asociación les pide más o menos un 10% del coste de la construcción: 1500 pesos mexicanos sobre los 20000 que cuesta la casa (operaciones realizadas a Tabasco).

Sin embargo, para ayudar a las personas en situación de extrema pobreza, esta obligación financiera puede ser sustituida en parte por una participación activa en la construcción de las casas con los voluntarios venidos del continente entero.

 

La asociación tiene que contar con otros costes y no para la búsqueda de socios y apoyos. Para pagar los trayectos en autobús de los voluntarios hasta el lugar de construcción por ejemplo, éstos deben participar en el precio del transporte. También se buscan otras soluciones. Por ejemplo, la venta de la ropa con defectos de la empresa Wall-Mart permitió financiar una parte de los viajes de voluntarios.

 

Estas ayudas institucionales o empresariales, donaciones espontáneas y la movilización de jóvenes voluntarios permiten el paso de la idea a la realización, y la construcción de numerosas casas de 18m2. ¿Cómo y en cuánto tiempo se construyen estos alojamientos mínimos? ¿Cuáles son las posibilidades de adaptación de sus habitantes?

 

 

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