3. Auto construction / auto construcción (San Gregorio, Mèxico), Habitat para la humanidad

août 4, 2008

 

Nous partons deux jours à la rencontre des habitants d’une petite communauté dans la region de Puebla (San Gregorio), pour connaìtre leur mode de vie, leurs habitudes et participer à la construction. des murs d’une maison avec eux. Nous espérons en tirer des conclusions pour améliorer et diversifier les modèles d’habitats que leur propose Hábitat para la humanidad.

 

Partimos por dos días al encuentro de los habitantes de una pequeña comunidad en la región de Puebla (San Gregorio), para conocer su modo de vida, sus costumbres y participar en la construcción. de los muros de una casa con ellos. Esperamos sacar conclusiones para mejorar y diversificar los modelos de hábitat que les propone Hábitat para la humanidad.

 

   

San Gregorio (communauté), San Martín (petite ville), Puebla (grande ville).

San Gregorio (comunidad), San Martín (pequeña ciudad), Puebla (gran ciudad).

 

Située en altitude (2265 m), la communauté se situe dans la partie Sud du bassin de la rivière Atoyac, l’un des bassins les plus importants de l’Etat, cependant, elle n’est traversé par aucun cours d’eau permanent.

Elle bénéficie d’un climat tempéré subhumide aux pluies très abondantes (presque tous les après-midis de mai à octobre), froid la nuit, chaud la journée.

Elle possède toutes les infrastructures nécessaires (eau, électricité, drainage) et les institutions telles que école primaire, secondaire et centre de santé. La place principale, par laquelle on accède en bus, est le lieu des fêtes comme celle du 12 mars durant laquelle s’installent des attractions et des animations diverses.

La commune regroupe 1,045 logements individuels, avec une moyenne de 5,34 habitants par logement. Les matériaux utilisés principalement pour la construction sont: bois et mosaïque, ciment, bardage métallique, dalle de béton, brique.

 

Situada en altitud (2265 m), el municipio se ubica en la porción Sur de la cuenca alta del río Atoyac, una de las cuencas más importantes del estado, sin embargo no es cruzado por ninguna corriente permanente importante, tan sólo algunos arroyos intermitentes, sin importancia.

El municipio tiene un clima templado subhúmedo con lluvias muy abundantes (casi todas las tardes de mayo a octubre), frío la noche, y calor el día. Encontramos en flora las siguientes especies: clavel, nube, flor de muerto y gladíolos. En fauna sólo se cuenta con conejos y ardillas.

Tiene todas las infraestructuras necesarias (agua, electricidad, drenaje) y las instituciones, como escuela secundaria, primaria, y centro de salud. La plaza principal, donde llegamos en autobús, es el lugar de las fiestas como la del 12 de marzo.

Los habitantes del municipio se alojan en 1,047 viviendas particulares, con un promedio de ocupantes de 5.34 habitantes por vivienda, los materiales utilizados principalmente para su construcción son: madera y mosaico, cemento, lámina de asbesto o metálica, teja y losa de concreto, tabique o ladrillo.

 

 

Nos premières impressions

Nuestras primeras impresiones

 

 

Nous descendons du bus sur la grande place de l’église de San Gregorio et nous engageons dans une rue bordée de serres, de champs, de constructions en terre ou en béton, et les montagnes enneigées au loin. L’urbanisation de la communauté suit une trame perpendiculaire de rues et il est assez simple de s’y repérer. On trouve de temps en temps des commerces au rez-de-chaussée des maisons.

Nous sommes surprises par le nombre de constructions inachevées, laissées à l’abandon, des pans de murs recouverts par la végétation qui a repris ses droits (depuis plusieurs années parfois), et des blocs de béton qui attendent entassés au milieu des terrains. Beaucoup ont débuté la construction de leur maison sans avoir les moyens de la terminer, et certains hommes ont traversé les frontières vers les Etats-Unis pour ramener de l’argent à leur famille.

 

Bajamos del autobús en la plaza de la iglesia de San Gregorio y caminamos hasta la obra donde vamos a construir.  A lo largo de la calle, encontramos invernaderos, campos, construcciones antiguas de adobe y recientes de concreto, y las montañas nevadas a lo lejos. El plan de la comunidad sigue una trama perpendicular de calles y es bastante sencillo situarse. Encontramos a algunas tiendas en las plantas bajas de las viviendas.

Estamos sorprendidas por el número de construcciones inacabadas, abandonadas, de las paredes cubiertas por la vegetación que reanudó sus derechos (desde hace varios años a veces), y de los bloques de concreto que esperan apilados en medio de los terrenos. Muchos comenzaron la construcción de su casa sin tener los medios de terminarla, y algunos hombres cruzaron las fronteras hacia los Estados Unidos para traer dinero a su familia.

 

 

 

Un groupe composé essentiellement de femmes

Un grupo compuesto principalmente de mujeres

 

C’est sans doute pour cette raison que le groupe que nous aidons à construire est constitué majoritairement de femmes et leurs enfants, qui prennent très à coeur leur travail avec Hábitat para la humanidad.

Toutes ces femmes qui construisent elles-mêmes leurs maisons permettent de changer les mentalités machistes de la société mexicaine, du moins dans leur environnement proche ou leur cercle familial. En parlant avec elles, nous nous sommes rendues compte des différences qu’il existe à ce sujet entre le Mexique et la France ou l’Italie. La plupart des femmes, une fois mariées, sont vouées à aller vivre chez leur époux, à s’occuper des tâches ménagères et des enfants, et à travailler dans les champs. Elles se marient d’ailleurs souvent très jeunes, à 12 ou 14 ans. Une fille de 12 ans, de la même communauté s’est retrouvée enceinte il y a peu… Comment peut-elle, à cet âge, s’occuper d’un bébé, alors qu’elle rentre à peine dans son adolescence?

 

Debe ser por eso que el grupo que ayudamos a construir está constituido mayoritariamente por mujeres y sus niños, que toman muy en serio su trabajo con Hábitat para la humanidad.

Estas mujeres que construyen ellas mismas sus casas permiten cambiar los prejuicios de géneros, por lo menos en su entorno cercano o su circulo familiar. Al hablar con ellas, nos damos cuenta de las diferencias referidas a este tema que existen entre México y Francia o Italia. La mayoría de las mujeres, una vez casadas, va a vivir en casa de su esposo y se dedica a las tareas domésticas y de los niños, y a trabajar en los campos. Pueden casarse muy jóvenes, a 12 ó 14 años. Una muchacha de 12 años, de la misma comunidad, se encontró embarazada hace poco… Entra apenas en su adolescencia, ¿cómo puede, a esta edad, ocuparse de un bebé?

 

 

 

Le chantier

La obra

 

 

En arrivant sur le chantier, nous découvrons les familles et la brigade travaillant ensemble. Les enfants, en vacances, participent également activement aux constructions.

Enrique, le coordinateur, s’occupe de tout l’aspect social qui entoure l’opération et de l’apprentissage des familles pour qu’elles coopèrent et s’entraident: “Se sont des personnes qui se construisent.”

 

 

8 familles composent ce groupe d’auto construction:

         réhabilitations (2) : Cristina, Flor

         maisons construites (3): Gumaro, Luis, Meche

         en construction (2): Francisca, Liliana

         à construire (1): Mónica

La brigade est un groupe de 8 personnes des Etats-Unis (Pennsylvannie) qui vient aider à la réalisation d’une phase de construction de la maison. Bien qu’ils ne parlent pas un mot d’espagnol (seule une femme le parle) et que la communication soit parfois difficile, le fait de venir de l’étranger contribue à une revalorisation des modes de vie et de construction de la communauté.

 

Al llegar a la obra, descubrimos el trabajo conjunto de las familias y la brigada. Los niños, ahora en vacaciones, participan también activamente en las construcciones.

Enrique, el coordinador, se ocupa de todo el lado social que rodea la operación y del aprendizaje de las familias para que funcionen juntos y se ayuden mutuamente: “se construyen personas.”

 

 

 

 

 

8 familias componen a este grupo de auto construcción:

         mejoramientos (2) : Cristina, Flor

         casas construidas (3): Gumaro, Luis, Meche

         en construcción (2): Francisca, Liliana

         a construir (1): Mónica

La brigada es un grupo de 8 personas de los Estados Unidos (Pensilvania) que viene a ayudar a la realización de una fase de construcción de la casa. Aunque no hablan una palabra de español (solamente una mujer lo habla) y que la comunicación sea a veces difícil, el hecho de venir del extranjero contribuye a una revalorización de los modos de vida y métodos de construcción de la comunidad.

 

 

 

Après plusieurs expériences de chantier communes, chaque membre des familles participant au programme de Hábitat para la humanidad s’est plus ou moins attribué une tâche précise (mélange du béton, pose des blocs pour les murs, …). Ils se sont habitués à travailler, à construire ensemble et se sont peu à peu organisés et assignés un rôle particulier. Comment intégrer au groupe déjà formé une personne étrangère, notamment la brigade qui vient pour un délai très bref?

En effet, à l’heure du déjeuner, tout le monde s’arrête de travailler et deux groupes se forment: celui des Américains qui ne mangent pas pimenté (la brigade) et celui des familles de la communauté. Nous avons partagé le premier jour la nourriture locale avec les habitants, ce qui nous a permis de créer un premier contact plus simple et plus direct avec eux.

La présence d’une italienne et d’une francaise au sein d’une communauté de Puebla au Mexique surprend et soulève plusieurs questions de la part des habitants. Pourquoi deux filles seules viennent-elles de si loin? Comment fonctionnent leurs pays? Comment construit-on là-bas? Quelles sont les traditions, les spécialités culinaires, les religions, les fêtes? Notre visite n’est donc pas passée inapercue et les échanges culturels et humains ont été très enrichissants.

 

Después de varias experiencias de obra juntos, cada miembro de las familias participando en el programa de Hábitat para la humanidad  se asignó una tarea precisa (mezcla del hormigón, colocar bloques para los muros,…). Se acostumbraron a trabajar y a construir juntos, y poco a poco se organizaron. ¿Cómo integrar al grupo ya formado a una persona extranjera, y sobretodo la brigada que viene para un tiempo muy corto?

En efecto, a la hora de comer, todo el mundo deja de trabajar y dos grupos se forman: el de los americanos que no comen picante (la brigada) y el de las familias de la comunidad. Compartimos el primer día la comida local con los habitantes, lo que nos permitió crear un primer contacto más simple y más directo con ellos.

La presencia de una italiana y de una francesa en una comunidad de Puebla en México sorprende y crea varias preguntas en la mente de los habitantes: ¿Por qué dos chicas solas vienen de tan lejos? ¿Cómo funcionan sus países? ¿Cómo se construye allí? ¿Cuáles son las tradiciones, las especialidades culinarias, las religiones, las fiestas? Nuestra visita no pasó inadvertida y los intercambios culturales y humanos fueron muy enriquecedores.

 

 

 

 

Des habitudes bien ancrées dans les mentalités

Prácticas usuales, organización tradicional de los espacios

 

 

Nous avons eu la chance de parler avec les ouvriers qui dirigent le chantier. Ce sont ceux à qui les habitants accordent leur confiance pour les techniques constructives. Leur expérience de chantier compense le fait qu’ils n’ont pas fait d’étude et ils travaillent “à l’oeil” plus qu’en plan.

En général, ils conseillent la famille pour le dessin et l’organisation de la maison. Faustino, avec qui nous avons discuté durant le chantier, nous a confié son envie de suivre des cours spécialisés s’il en avait l’opportunité.

Les habitudes constructives de la communauté sont bien enracinées et véhiculées par ceux qui en ont la technique. Elargir les connaissances du chef de chantier sur des techniques plus récentes permettrait d’éduquer la communauté par son intermédiaire (c’est lui qui dirige le chantier et apprend aux autres à construire) et rendrait possible certaines économies sur le coût des maisons autoconstruites.

Quelques pensées communes de la communauté sur les matériaux:

 barres d’acier d’armature économiques mais de mauvaise qualité.  

 On ne fait plus de maison en terre, bien que ce soit un matériel thermiquement très performant. On ne trouve plus les moules et en saison de pluies, les murs s’humidifient et tombent.

          

Tuvimos la oportunidad de hablar con los albañiles que dirigen la obra. Son los en quien los habitantes se fíen para las técnicas constructivas. Su experiencia en obra compensa el hecho de que no hicieron estudios y trabajan más “en el ojo” que en plano. Aprendió su trabajo en México DF, haciendo obras de casas. Ahora, vive en el pueblo en una casa que auto construyó en madera.

Muchas veces, aconsejan a la familia para el diseño y la organización de la casa. Faustino, con quien hablamos mucho, nos confió su deseo de seguir cursos especializados si tuviera la oportunidad.

Las prácticas constructivas de la comunidad están trasmitidas por los que tienen la técnica. Ampliar los conocimientos del albañil en técnicas más recientes permitiría educar a la comunidad y haría posible algunas economías sobre el coste de las casas auto construidas.

Algunos pensamientos comunes de la comunidad sobre los materiales:

– Varillas electro soldadas baratas pero de mala calidad.

– Ya no se hace casa de adobe, aunque sea un material térmicamente muy potente. Ya no se encuentran a los moldes y en temporada de lluvias, los muros se humedecen y caen.

 

 

 

Certaines décisions des familles (que nous détaillerons lors d’un prochain article) nous ont surprises et nous avons encore du mal à les comprendre. Nous comptons approfondir notre réflexion sur les constats faits sur place pour pouvoir proposer des habitats qui correspondent aux envies de ses occupants.

Beaucoup ont l’habitude de construire leur maison de plein pied, laissant dépasser de la dalle du toit “las raíces de la esperanza” (les racines de l’espoir, visibles sur la photo ci-contre), en vue d’un agrandissement futur de la maison en hauteur.

Cependant, en ce qui concernent les constructions visitées, peu d’habitants décident de laisser un espace extérieur devant ou derrière leur maison et choisissent au contraire d’occuper presque l’intégralité du terrain. Nous avons trouvé cela assez étonnant, surtout lorsque l’on remarque que les cours ou patios au milieu des anciennes maisons sont le lieu de rencontre ou de jeux de ses habitants. Où ces activités vont-elles se développer dans les constructions récentes? En effet, pour des raisons économiques, celles-ci ont une forme compacte, qui permet d’avoir un périmètre de façade minimum, et l’espace extérieur créé par les différents élèments des maisons anciennes n’existe plus.

 

Algunas decisiones de las familias (que enumeraremos en un próximo artículo) nos sorprendieron y todavía tenemos dificultades a entenderlas. Pensamos continuar nuestra reflexión para poder proponer viviendas que corresponden a los deseos de sus habitantes.

Muchos tienen la práctica de construir su casa en planta baja, dejando sobresalir de la losa del techo “las raíces de la esperanza” (visible sobre la fotografía adjunta), para una ampliación futura de la casa en altura. Sin embargo, pocos deciden dejar un espacio exterior delante o detrás de su casa y eligen al contrario que la  ocupe casi la totalidad del terreno. Eso nos pareció bastante curioso, sobre todo cuando se observa que los patios en medio de las antiguas casas son el lugar de encuentro o juegos de sus habitantes. ¿Dónde estas actividades van a desarrollarse en las nuevas casas? Por razón económica, esas tienen una forma muy compacta, que permite tener un perímetro de fachada mínimo, y ya no existe el espacio exterior delimitado por los distintos elementos de las casas antiguas.

 

 

One Response to “3. Auto construction / auto construcción (San Gregorio, Mèxico), Habitat para la humanidad”


  1. […] de la communauté pour instaurer le même système que nous avons connu au Mexique (cf. article 3. Auto construction / auto construcción (San Gregorio, Mèxico), Habitat para la humanidad, en août 2008). Plusieurs familles forment un groupe et s’entraident pour la construction de […]


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